Le Jardin Botanique Henri Gaussen, jardin universitaire de Toulouse

Publié par Lucile Pinasa-Causse, le 15 décembre 2016   1.6k

Xl img 20150603 140452

Alors que l’Université Toulouse III – Paul Sabatier s’engage dans un projet de vergers et jardins universitaires agroécologiques, nous abordons ici une ancienne institution toulousaine.

Agréé Jardin botanique de France et des pays francophones (JBFPF) depuis 1998, le Jardin Botanique Henri Gaussen conserve et présente aujourd’hui au public environ 3000 espèces venant de nombreux milieux et régions du monde. Son nom est celui du Pr. Henri Gaussen, à la mémoire duquel il est dédié, botaniste-phytogéographe qui, durant les années où il dirigea le Jardin, renouvela et développa les collections vivantes de plantes.

A l’origine confondu avec le Jardin des Plantes, le Jardin Botanique de Toulouse est lié à une personnalité importante pour l’Université Toulouse III – Paul Sabatier : Philippe Picot de Lapeyrouse (1744-1818, doyen de la Faculté des sciences) qui en a assuré le déménagement dans son emplacement actuel et l’a enrichi d’espèces pyrénéennes remarquables. Il faut attendre 1886 pour que le Jardin Botanique soit dissocié du Jardin des Plantes, et 1956 pour que la municipalité cède la gestion administrative, scientifique et pédagogique du Jardin Botanique à celle qui est, à l’époque, la Faculté des sciences de Toulouse.

Plantes succulentes ©SCECCP

Le propos développé à travers ces collections vivantes consiste à illustrer les relations entre le monde végétal et le monde animal et à vulgariser les adaptations des plantes aux divers milieux climatiques, notamment à travers l’exposition de plantes tropicales, succulentes et carnivores dans les serres du jardin.

La « spirale » ethnobotanique, traitant des rapports entre un groupe humain et la flore de son milieu, permet au public de redécouvrir différentes plantes médicinales, tinctoriales, alimentaires, industrielles etc.

Aperçu de la "spirale" ethnobotanique et du bassin © SCECCP