Portrait de Déborah Federico - Doctorante en comportement animal et biologie évolutive

Publié par Sarah Courcelle, le 11 janvier 2022   290

Article rédigé par Sarah Courcelle, dans le cadre de la série "Portraits de bénévoles".

Déborah Federico est doctorante en comportement animal et biologie évolutive.  Passionnée par le comportement animal, elle souhaite également transmettre ses connaissances au plus grand nombre. 

Un parcours tourné vers les animaux

Déborah se tourne vers les animaux lors de son master en écologie comportementale et évolutive qui lui permet de comprendre leurs comportements.

Curieuse, elle aime se demander pourquoi les comportements observés dans la nature existent : pourquoi sont-ils apparus, comment ont-ils évolués ?

Elle décide de poursuivre son parcours en choisissant une thèse qui allie à la fois le comportement animal et les questions sur l’évolution des espèces. 

Sa thèse porte plus particulièrement sur l’hérédité non génétique au regard de l’évolution. Déborah et son équipe tentent de comprendre ce qui peut se transmettre de génération en génération, en plus des gènes, et comment cela impacte les espèces.

Son équipe travaille principalement sur la transmission culturelle. Sur le fait qu’on puisse se transmettre, en plus des gènes, des comportements, des préférences ou des traditions. 

Concrètement, l'équipe se pose la question suivante : est-ce possible de parler de culture chez des animaux autres que l’homme ?

Déborah travaille plus particulièrement sur les drosophiles, des petites mouches. 

En biologie quand on parle d’hérédité on va penser spontanément à la séquence d’ADN. Quand on évoque l’humain , on pense aussi à la transmission de la culture. Mais concernant les drosophiles, on ne s’imagine généralement pas qu’elles sont capables de transmission sociale, et donc potentiellement d’une certaine forme de culture ! 

précise Déborah.

Passionnée, elle explique alors le choix de son étude. La drosophile ne paraît pas être l’animal le plus évident à étudier dans le contexte de la culture, mais il s’avère finalement être un choix intéressant : 

Avec la drosophile, ce qui est pratique, c’est qu'on peut les élever très facilement en laboratoire, et on connaît très bien leurs gènes. On peut donc étudier plus en profondeur les mécanismes qui sous-tendent leurs comportements.

En parallèle de son doctorat, elle souhaite également développer des projets de vulgarisation scientifique afin de transmettre ses connaissances et sa curiosité à explorer le monde vivant.

Une doctorante impliquée dans la médiation scientifique

Déborah aime partager ses connaissances et susciter la curiosité du public. En ce sens, elle s'implique dans des projets de vulgarisation à destination du grand public.

Ce qu’elle apprécie par-dessus tout, c’est que son interaction avec le public soit à double sens.

Elle aime découvrir la conception des gens sur les sujets qui l’intéressent. Le public pose des questions auxquelles elle n'aurait jamais pensé, et lui permet d’avoir une vision extérieure et nouvelle sur son sujet. 

Le dessin comme transmetteur de savoir

En octobre 2021, Déborah participe au projet Sciences en Bulles, dans le cadre des 30 ans de la fête de la science. Dix doctorants et doctorantes se prêtent au jeu de la vulgarisation dessinée pour cette troisième version de la bande dessinée. Elle saute sur l’occasion de découvrir cette forme originale de médiation scientifique. Passionnée de dessin et souhaitant transmettre ses connaissances de façon ludique, c’est une belle opportunité. 

extrait de la bande dessinée Eureka
Crédit : Peb et Fox - Sciences en Bulles

Enthousiaste, Déborah raconte sa collaboration avec PEB, le scénariste de la bande-dessinée : 

Un des buts de cette BD c’est de casser le mythe du vieux savant fou, de faire découvrir des doctorants. Avec le scénariste PEB nous avons non seulement cherché à faire comprendre ma thèse, mais également mes motivations, ce qui me tient à coeur dans mon sujet. 

Avec plusieurs amis scientifiques, elle a entrepris la création d’un blog illustré de vulgarisation scientifique.

Un projet personnel, que l’on fait à notre rythme, selon l’envie et le temps disponible. Puisque nous sommes trois sur cinq à dessiner, notre idée est de réaliser nos propres articles et les illustrer.

Et après … ?

Déborah a des projets plein la tête. Elle souhaite continuer à s’intéresser à la médiation scientifique et au dessin afin de transmettre ses savoirs au grand public !

autoportrait deborah federico

Crédit : Autoportrait - Déborah Federico

Pour en savoir plus :

Crédit image d'illustration : Peb et Fox - Sciences en Bulles