❤️ De l'amour | Rencontre Semaine du cerveau : "Quel rôle de l'ocytocine dans le lien mère-enfant?"

Publié par Quai des Savoirs, le 6 avril 2021   150

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🧠 La Semaine du cerveau, manifestation internationale, est l’occasion pour de nombreux·ses chercheur·se·s, médecins et étudiant·e·s bénévoles de partager les avancées obtenues dans de nombreux laboratoires de recherche en neurosciences et d’en présenter les enjeux. Durant toute la semaine, c'est l'occasion de rencontrer ces chercheur·se·s et d'échanger avec eux/elles. Vous apprendrez à mieux connaître le cerveau et découvrirez l’actualité de la recherche. En lien avec l’exposition "De l'amour" au Quai des Savoirs, vous pourrez vous informer sur la relation entre le cerveau, les émotions et l'attachement.

En partenariat avec la Semaine du Cerveau #SDC2021


La Théorie de l’Attachement élaborée par Bowlby et ses successeurs étudie la genèse du lien fondamental entre le bébé et ses parents (ou ceux qui l’élèvent). Cette théorie s’est appuyée sur l’éthologie et la théorie de l’évolution afin de proposer une compréhension des différents comportements du nouveau-né humain à l’égard de ses parents. Ces différents comportements sont sous-tendus par des substrats biologiques parmi lesquels on retrouve l’ocytocine qu’on appelle aussi « hormone de l’attachement ». L'équipe de Maithé Tauber et Sophie Çabal Berthoumieu travaille depuis plus de 15 ans sur le rôle de l’ocytocine dans une maladie rare le Syndrome de Prader-Willi qui est un modèle de troubles de l’attachement. L'hypothèse est que le défaut de mise en place du système ocytocinergique au niveau des neurones hypothalamiques explique les troubles précoces de cette maladie avec défaut de succion et pauvres interactions mère-enfant et aussi les troubles du comportement et relationnels qui sont observés plus tard. Leurs travaux montrent qu'en intervenant précocement dans les premières mois de vie en supplémentant en ocytocine on peut améliorer les troubles de la succion et interactions mère-enfant et cet effet se maintient après quelques années.Si l’étude européenne en cours actuellement confirme ces résultats l’ocytocine pourrait être utilisée dans d’autres maladies neuro-développementales.


Les intervenantes :

  • Maithé Tauber : Professeure de pédiatrie au CHU de Toulouse , spécialisée en endocrinologie, croissance, obésité et ocytocine; Coordinatrice du centre de référence du Syndrome de Prader-Willi et autres syndromes rares avec troubles du comportement alimentaire ; Recherche en  Physiopathologie du syndrome de Prader-Willi et rôle de l’ocytocine dans le contrôle alimentaire et les comportement 
  •  Sophie Çabal Berthoumieu : pédopsychiatre au CHU de Toulouse,  au sein du centre de référence du syndrome de Prader-Willi

https://www.quaidessavoirs.fr/...


Pour aller plus loin : 

Apprendre les émotions aux enfants porteurs d’un syndrome de Prader-Willi : le programme EMOT, Nawelle Famelart, G. Diene, S. Çabal-Berthoumieu, M. Glattard, M. Tauber, Michèle Guidetti, "Enfance" 2017/4 (N° 4), pages 563 à 569

Apprendre les émotions aux enfants porteurs d’un syndrome de Prader-Willi : le programme EMOT, Nawelle Famelart, G. Diene, S. Çabal-Berthoumieu, M. Glattard, M. Tauber, Michèle Guidetti, "Enfance" 2017/4 (N° 4), pages 563 à 569

  • "Mon enfant est trop gros", Maïthé Tauber, Édition du cherche-midi, collection santé,  2005

 


Visuel de couverture : La Semaine du Cerveau