Conférences

Penser sa vie - L'amour rend-il aveugle ?

En philosophie, lorsqu'il s'agit d'aborder le thème de l'amour, deux écoles s'affrontent, il y a "les pour et les contre". L'amour est un sentiment qui ne laisse pas indifférent. Platon (427-348 av. J.-C.) est l’un des premiers philosophes à s’être penché sur la question de l'amour en philosophie. Dans Le Banquet, il raconte qu'à l’origine, l’homme était une sphère, mais Zeus ayant coupé en deux cette sphère, nous errons de par le monde à la recherche de notre moitié perdue.

Pour Comte-Sponville, l’amour véritable (qui n’est pas égoïste mais qui aime l’autre pour ce qu’il est) se confond avec la sagesse. Il écrit : "Il s’agit d’apprendre à vivre, à jouir, à se réjouir, c’est-à-dire d'apprendre à aimer". Tout un programme !

Pourtant, le sentiment amoureux peut nous amener à se méfier, soit parce qu'il est illusoir et fait souffrir, soit il polénise notre esprit au point de n'avoir plus rien d'autre à l'intérieur ! Jean-Jacques Rousseau, a écrit sur l'amour, il en disait à peu près ceci : "l'amour n'est qu'illusion ; il se fait pour ainsi dire un autre univers, il s'entoure d'objets qui ne sont point (…)." Il faut se méfier de la passion qui est contradictoire et ne mène jamais au bonheur qu’elle promet. Pour Kant, l'amour est le plus grand danger qui nous guette, car il entre en contradiction avec la morale.

Quoi qu'il en soit, cela fait appel aux affects, c'est peut-être pour cela que l'on dit de lui qu'il rend aveugle ?