Maladies cardiovasculaires… les prévenir, c’est possible !

Publié par Agence Cosciences, le 5 août 2020   120

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Cet article est réalisé par Laura Bello, stagiaire Erasmus à Cosciences.

Avoir le cœur brisé, ce n’est pas qu’un problème amoureux mais également une affectation physique. Lorsqu’une rupture amoureuse survient, on dit toujours que quelqu’un nous a brisé le cœur. Mais aujourd’hui, je vous propose de parler d’un autre type de douleur au cœur. Ici, nous parlons des maladies cardiovasculaires, un groupe de maladies qui touchent beaucoup de personnes dans le monde entier mais qui pourraient être évités assez facilement…

On a tous entendu parler de cet ensemble de maladies appelé maladies cardiovasculaires. Mais en quoi consiste-t-il exactement ? On pourrait dire que ce groupe inclut des problèmes au cœur et aux vaisseaux sanguins qui normalement sont associés à l’athérosclérose, une affectation qui consiste à un dépôt de gras se formant dans les artères et qui s’appelle plaque d‘athérome. Cette plaque d’athérome réduit le volume de sang qui peut passer. Ceci entraine que certaines régions ne sont pas bien irriguées [1].

Cela peut arriver également à cause d’une blessure dans les artères, des organes comme le cerveau, le cœur, le rein ou les yeux.

Il y a beaucoup des types de maladies cardiovasculaires, mais les quatre types principaux sont [1] :

  • Maladie coronaire : consiste à une réduction ou un blocage de l’arrivé de sang avec de l’oxygène au cœur. Cela peut donner des attaques au cœur ou des insuffisances cardiaques (c’est-à-dire, le cœur est incapable de faire arriver le sang à tout le corps).
  • Accident vasculaire cérébral ou AVC : C’est une pathologie très connue quand le cerveau ne reçoit pas de sang. Il peut y avoir des problèmes cérébraux, et cela peut entrainer la mort.
  • Maladie artériel périphérique : dans ce cas-là, il y a du sang qui n’arrive pas aux extrémités.
  • Maladie de l’aorte : des problèmes affectant le vaisseau le plus grand de notre organisme, l’aorte, et qui porte le sang du cœur au reste du corps.
  •  

A notre époque, un style de vie sédentaire, une diète qui parfois n’est pas la plus indiqué et, en général, des habitudes pas très saines favorisent l’apparition des maladies cardiovasculaires [1]. Ce groupe de maladies est la cause principale de mort au monde, c’est-à-dire que ces pathologies tuent plus de personnes que le cancer [2]. En Europe, ce groupe de maladies provoquent plus de la moitié des morts, 46 fois le nombre de morts pour le SIDA, la tuberculose et la malaria ensemble [3]. L’année 2016, 17,9 millions de personnes sont mort à cause des maladies cardiovasculaires. Pourtant, 80% de ces maladies peuvent être prévenues avec des mesures qu’on va expliquer toute suite.

Pourquoi autant de monde est touché et comment on peut éviter que cela nous arrive ?

On ne sait pas la cause exacte de ces maladies, mais il y a des facteurs de risque : si tu en regroupes plusieurs, il faudrait aller au médecin pour savoir quoi faire.

Pour ce qui concerne sa prévention, il faut faire attention à ce qu’on fait chaque jour. Petit à petit, il faut prendre des bonnes habitudes qui peuvent nous servir et pas que pour aider à réduire la probabilité d’avoir des maladies cardiovasculaires, mais aussi pour éviter d'autres maladies et avoir une bonne qualité de vie [1].

Alors quels sont les facteurs de risque de ces maladies et comment on peut les éviter ? (Fig.1) 

L’hypertension. Quand on a la pression trop élevée, on peut endommager les vaisseaux. C’est un des facteurs de risque le plus important. Mais, en même temps, quels sont les facteurs de risque de l’hypertension ? Il y en a plusieurs : être en surpoids, fumer, ne pas faire de l’exercice, boire beaucoup d’alcool… et même, l’âge ! Chez les plus âgés, il y a une forte probabilité de souffrir d’hypertension. Ici on devrait penser aussi à avoir une diète avec moins de sel, car elle augmente la pression artérielle.

Fumer. Maintenant tout le monde sait que fumer n’est pas bon pour la santé. Cela augmente la probabilité d’avoir un cancer du poumon et d’autres maladies respiratoires, mais dans le cas des maladies cardiovasculaires, le tabac n’est pas un bon ami non plus. Dans les cigarettes il y a des substances chimiques qui sont nocives pour ta santé, elles peuvent affecter les vaisseaux et les rétrécir. Ainsi, le sang arrive difficilement à sa destination. Si tu fumes, tu devrais arrêter de fumer, c’est possible !

Boire de grandes quantités d’alcool peut conduire à une maladie cardiovasculaire. Réduis ta consommation. Si tu en bois, elle ne devrait pas être supérieure à 14 unités d’alcool à la semaine. Une unité d’alcool est un peu moins qu’un verre de vin.

Le cholestérol élevé. On a tous du cholestérol, en avoir c’est normal.  On en a besoin ! Mais c’est quoi exactement le cholestérol ? C’est une matière grasse qui se trouve dans toutes les cellules de notre corps et dans les vaisseaux sanguins. Il sert à la production de la vitamine D, des diverses hormones et de sels biliaires. Son transport à travers le sang se fait grâce à des grands molécules composées par des protéines et des acides gras, les HDL et les LDL. Des hauts niveaux de LDL conduisent à son accumulation dans les vaisseaux, en produisant la formation de la plaque d’athérome. Il faut donc, réduire ces niveaux grâce à une diète équilibrée avec moins de matières grasses.

Le diabète. Il s’agit d’une maladie qui peut arriver au début de la vie ou plus tard et qui consiste à un niveau trop élevé des sucres dans le sang. Et qu’est-ce qui se passe si on a trop de sucre ? Encore une fois, les vaisseaux se rétrécissent. Si tu as du diabète, ne t’inquiètes pas, ça ne veut pas dire que tu vas avoir, automatiquement, une maladie cardiovasculaire. Quand même, il faudrait que tu contrôles la maladie car c’est un facteur de risque et elle-même peut aussi donner des affections physiques. Par contre, si on n’a pas de diabète, on a le risque d’en avoir si on est en surpoids ou obèse. C’est pour ça qu’il faut maintenir un poids sain ! Si tu fais de l’exercice et que tu as une diète avec moins de niveaux de sucres, ça va t’aider à maintenir un pois correct.

L’inactivité. Le sédentarisme ou inactivité est le manque d’exercice chaque jour. Si on ne fait pas d’exercice régulièrement, c’est plus probable qu’on a un niveau de cholestérol plus élevé, qu’on a de l’hypertension et qu’on gagne plus de poids. Alors ,comme indiqué précédemment, faire du sport aide beaucoup, aussi dans ce cas-là ! Les adultes devraient faire 2 heures d’exercice physique et demi par semaine. Rappelle-toi que la clé est d’être constant et faire du sport régulièrement !

Histoire familiale des maladies cardiovasculaires. Est-ce qu’il y a quelqu’un dans ta famille avec un problème cardiovasculaire ? Ici malheureusement, on ne peut rien faire, car on ne décide pas ce qu’on hérite, alors si c’est le cas, il faut faire contrôler régulièrement tes niveaux de cholestérol et ta pression artérielle.

Maintenant que nous connaissons les facteurs de risque, nous savons comment agir pour prévenir l’apparition de ces maladies [1].


Figure 1. Une bonne alimentation, la réduction de la consommation d’alcool, l’exercice physique régulier, et arrêter de fumer sont les mesures qu’il faut prendre pour avoir une vie plus saine et pour prévenir l’apparition des maladies cardiovasculaires.

Maintenant on sait qu’on peut avoir des affections physiques dans notre cœur et vaisseaux qui peuvent même altérer la qualité de notre vie. C’est pour ça qu’il faut s’en occuper. Fais attention chaque jour à ton corps, c’est ton trésor !

D’ailleurs, est-ce qu’avoir une rupture amoureuse peut nous apporter des risques cardiovasculaires ? Avoir le cœur brisé pour amour c’est dur au niveau émotionnel, mais est-ce que ça nous donne vraiment des problèmes physiques ? On verra ça la prochaine fois !

Références :

[1] https://www.nhs.uk/conditions/...

[2] Philip Joseph, Darryl Leong, Martin McKee, Sonia S. Anand, Jon-David Schwalm, Koon Teo, Andrew Mente, Salim Yusuf. Reducing the Global Burden of Cardiovascular Disease, Part 1: The Epidemiology and Risk Factors. (Circ Res. 2017; 121: 677-694. DOI: 10.1161/CIRCRESAHA.117.308903).

[3] http://www.euro.who.int/en/hea...