Human Origins in Namibia - Avril 2016

Publié par Grottes & Archéologies, le 26 novembre 2016   910

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Situées à cheval entre la Namibie et le Botswana, les Aha Hills sont reculées et difficiles d’accès. Chaque colline doit être identifiée, le plus souvent après de longues heures de marche. Au cours de cette mission, nous avons pu en prospecter six en rayonnant à partir des camps de base. Aucune grotte n’a été découverte à l’exception d’un porche effondré et impénétrable. Il faut continuer à parcourir les Aha Hills et à fouiller ces collines les unes après les autres.

Pourtant, les indices et les découvertes sont encourageants.

Côté Botswana : les cavités ne manquent pas. Nous avons poursuivi l’exploration de Drotsky cave, vaste grotte où des brèches fossilifères ont été observées. Le gouffre, Waxhu South sinkhole, nous a également permis de visiter un piège karstique typique. Les formes de creusement ascendantes montrent que ces cavités sont très anciennes puisque creusée du bas vers le haut, dans un contexte hydrogéologique très différent. Elles sont donc suffisamment vieilles pour avoir piégé des vestiges d’homininés anciens. Ce sont ce type de piège que nous recherchons côté namibien.

Coté Namibie : un second site Middle Stone Age ainsi que quatre sites Late Stone Age inédits ont été découverts. Les hommes ont vraisemblablement toujours occupé cette zone et il n’y a pas de raison que nous ne trouvions pas de vestiges encore plus anciens.

Middle Stone Age et Late Stone Age sont de grandes étapes de la Préhistoire africaine :

Middle Stone Age : entre 200 000 et 30 000 ans avant le présent. Elle correspond à peu près au Paléolithique moyen européen.

Late Stone Age : entre 50 000 et 25 000 ans avant le présent. Elle dure jusqu'aux temps historiques et englobe des cultures très diverses correspondant en Europe au Paléolithique supérieur, au Mésolithique et au Néolithique.

Les prospections vont se poursuivre, progressivement, en fonction de l’accessibilité des collines mais aussi en tenant compte de la sécurité. En effet, loin de tout, les rencontres avec la faune locale peuvent rapidement s’avérer dangereuse. Serpents, éléphants voire même lions nous obligent parfois à savoir rebrousser chemin…

Le projet est soutenu par le ministère des affaires étrangères, Institut national de recherches archéologiques préventives, le laboratoire d'archéologie de l'université de Toulouse Traces, Institut Français d'Afrique du Sud, le Muséum d'Histoire Naturelle de Toulouse, les associations Grottes&Archéologies et Ajca.

Pour en savoir plus sur la mission 2016

Pauline Ramis

Grottes&Archéologies