20 mg de sciences in situ : Le mercure, poison de l’Amazonie

Publié par Morgane Bouterre, le 19 juillet 2018   820

Première diffusion le dimanche 30 novembre 2014 sur Campus FM Toulouse (94 MHz)


Le mercure est un neurotoxique puissant, en particulier lorsqu’il est sous forme de méthyl mercure, un composé biodisponible. Il s’accumule tout au long de la chaine alimentaire pour finir dans nos assiettes, et dans notre corps.

Laurence Maurice, hydrogéochimiste et Directrice de Recherches à l’IRD(Institut de Recherche pour le Développement) co-dirige l’équipe  « Interactions contaminants métalliques-écosystèmes, interfaces avec la santé » du laboratoire GET (Géosciences Environnement Toulouse) située à l’Observatoire Midi Pyrénées. Avec quelques collègues de ce laboratoire, elle développe de nouveaux outils géochimiques pour mesurer les rapports isotopiques du mercure, qui permettent d’évaluer le taux de contamination des échantillons et surtout de tracer l’origine du mercure (activité industrielle ou érosion naturelle par exemple).

Le mercure étant un poison bioaccumulable, son dosage est réalisable dans tous les étages d’un réseau trophique, typiquement depuis les sédiments d’une rivière, les biofilms, les poissons, jusqu’aux cheveux des personnes qui consomment les poissons de cette rivière (un réseau trophique est ensemble de chaines alimentaires interdépendantes).

Les travaux de Laurence Maurice ont une dimension sociale et environnementale évidente, ils ont permis, par exemple, de montrer que dans certaines régions amazoniennes, en particulier en Guyane Française, les activités minières conduisent à des niveaux de pollution inquiétants pour les populations locales…

Interview : Cédric Olivier Turrin / Mise en onde : Thomas Delafosse

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