Innovation des transports à Toulouse, entre fiction et réalité.

Publié par Ana Sen, le 3 décembre 2018   200

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Les Etats Unis n’auront plus le monopole de l’avancée technologique. La France, et plus précisément notre ville rose dont la réputation dans le domaine de l’aéronautique n’est plus à faire, est également sur les starting blocks 

 

La présence d’Airbus, de sa communauté d’ingénieurs, étudiants et doctorants dans le domaine de l’aéronautique à constitué un argument de poids pour Hyperloop Transportation Technologies (HTT). Cette entreprise a élu domicile sur le site de Toulouse-Francazal, véritable pépinière des transports futuristes comme les véhicules autonomes et les drones.

Mais ce site s’apprête aujourd’hui passer à la vitesse supérieure. Et ce, sans mauvais jeux de mots car dans le cas présent c’est bien de vitesse qu’il est question.

 

La mince frontière entre science fiction et réalité

 

Employer la technologie de la sustentation magnétique ; propulser en lévitation une capsule à forme aérodynamique dans un tunnel sous vide ; atteindre la vitesse supersonique de 1200 km par heure… Non il ne s’agit pas ici d’un remake du cinquième élément mais d’une innovation technologique sur le point de voir le jour !

L’Hyperloop offrirait ainsi la possibilité de parcourir plus de 600 km en 30 minutes. Considéré comme de la science fiction il y a de cela peu de temps, nous n’en sommes aujourd’hui plus au simple stade de concept.

 

Mais qui est à l’initiative de cette idée digne d’un comics Marvel ?

 

D’origine sud africaine, Elon Musk et aujourd’hui connu pour son travail aux Etats-Unis mais également pour sa personnalité, aussi déterminée qu’extravagante.

 En 1995, âgé de 24 ans et conscient des opportunités qu’offrira Internet il lance avec son frère un outil destiné à aider les médias à passer du format papier au numérique. Lancé par le financement obtenu grâce à la vente de cette idée, le jeune homme poursuit l’exploitation du web mais cette fois dans le domaine de la finance. Il tire alors un grand profit de la vente de cette nouvelle entreprise, aujourd’hui connue sous le nom de Paypal.

Désormais doté de fonds suffisants, le philanthropique Mr Musk déclare qu’il «aimerais mourir en pensant que l’humanité a un bel avenir devant elle » et, inspiré par les comics qu’il dévorait durant son enfance, se lance dans l’ambitieux projet de sauver l’humanité : son obsession liée au développement des énergies durables et à la conquête de la planète Mars découle de cette passion pour la BD.  

Mais ce jeune homme, à peine trentenaire et très sur de lui est mal reçu à Moscou ou il se rend pour acheter du matériel spatial. Loin de se laisser démonter, il crée Space X, en 2002 soit un an plus tard. Bien lancé, il investit 50 millions dans les voitures électroniques Tesla. Entreprise dont il prendra la tête en 2008.

Mais si la salvation de l’humanité est un élément au cœur des projets d’Elon Musk, les transports en sont également un élément central : grâce à Space X et Tesla il développe les voitures électriques et autonomes, et dans une dimension interplanétaire, des vaisseaux spatiaux  capables de transporter des humains au delà de l’atmosphère. 


Une course contre la montre 


Vous l’aurez compris, Elon Musk n’a de cesse de construire l’avenir. Mais pour mener à bien les avancées technologiques dont nous rêvions tous devant « Retour vers le futur » le temps, justement, manque à ce Doc des temps modernes.

Aussi, non content de révolutionner notre façon de nous déplacer et de voyager, Elon Musk révolutionne également notre façon de travailler : en 2013 paraissent donc en « open source » ses recherches et découvertes sur le nouveau mode de transport hybride qu’il a imaginé. A mi chemin entre le Concorde et le train grande vitesse.

 

Pour accélérer la matérialisation de cet idée et la réalisation de prototypes, le milliardaire lance un concours international. Ce dernier à provoqué un engouement tel que tous ceux qui trouvaient l’idée fantastique mais inconcevable il y a cinq ans, ont ravalés leur doutes et suivent attentivement les projets de l’Hyperloop, aujourd'hui lancés partout sur le globe.

Mais si des startups du monde entier sont aujourd’hui mobilisées pour mener à bien ce projet un peu fou, offrant une concurrence de poids à HTT, n’oublions pas que la société à vu le jour dès le début de l’aventure et que la région Occitanie bénéficie du « centre névralgique de l’industrie aérospatiale qu’est Toulouse ».